Sciences-U a du talent! Rencontre avec Pierre Marie

Romain est étudiant à Sciences-U Lyon, en dernière année du titre Manager du Marketing et de la Communication Intégrée. Musicien, il s’est lancé depuis quelques années dans la musique électronique. Retour sur un parcours hors norme….

Emeric Vigier de Latour : Salut Romain, peux tu te présenter en quelques mots ?

Romain Chagué : Salut Emeric, donc je m’appelle Romain (rires) mais je suis aussi connu sous le pseudo Pierre Marie. J’ai 24 ans et je suis originaire de Chalon – sur – Saône dans le 71 et ça fait maintenant 3 ans que je vis sur Lyon pour y faire mes études.

EVL : Quel a été ton parcours scolaire et comment t’es tu retrouvé à Sciences-U ?

R.C : J’ai intégré une CHAM (Classe Horaires Aménagés Musique) dès le collège, c’est-à-dire qu’une partie de mes cours « traditionnels » ont été remplacés par des cours de musique au conservatoire. J’ai ensuite enchaîné sur un Bac ES (Economique et Social), puis j’ai intégré un D.U.T GEA (Gestion des Entreprises et des Administrations) à Dijon et suis arrivé à Sciences-U Lyon pour une licence pro RDUC (Responsable du Développement d’Unités Commerciales) et je termine mon master en Marketing et Communication en Juillet 2016.

EVL : Quel est ton avis sur Sciences-U Lyon ?

R.C : Je pense que c’est une école avec un très bon corps enseignant, intéressant et avec une dimension professionnelle super constructive. L’école en elle-même est concernée par ses étudiants et personnellement je m’y suis toujours senti pris en considération. Le meilleur reste cependant les MMCI 14-16 A (rires).

EVL : Comment et quand es-tu « tombé » dans la musique ?

R.C : Depuis tout petit mes parents avaient un piano à la maison et j’y passais déjà beaucoup de temps. J’ai intégré une école de musique municipale à 5 ans pour ensuite arriver au conservatoire de musique de Châlon.

EVL : Est-ce que tu joues d’autres instruments en dehors du piano ?

R.C : Oui j’aime beaucoup le saxophone aussi et je me débrouille plutôt bien ! (rires)

EVL : Comment s’est passé la transition vers la musique électronique ?

R.C : Plus je progressais au niveau musical plus je ressentais un besoin de pouvoir extérioriser mes envies musicales. Le fait de pouvoir produire sur ordinateur m’offrait la possibilité de monter un morceau complet seul et d’y intégrer tout ce que m’ont apporté les différents univers musicaux dont j’ai pu m’imprégner. Aujourd’hui je fais de la musique électronique mais musicale !

EVL : En parlant d’univers musicaux, quelle est ta vision de ta musique aujourd’hui ?

R.C : J’essaie de faire de la vraie musique (rires), c’est-à-dire réussir à donner une réelle dimension musicale à tous mes morceaux. La musicalité et l’utilisation d’instruments me permettent de traduire certaines émotions. Mon but est de faire ressentir quelque chose aux personnes qui m’écoutent.

EVL : Tu es connu pour ton travail sous Pierre Marie mais tu joues également sous Bechsteiner, peux tu nous expliquer la différence entre les deux ?

R.C : Pierre Marie c’est moi ! C’est mon univers musical, ma vision de la musique que je veux transmettre, c’est aussi sous ce nom que j’ai fais mes premiers pas et mes premiers mix ! C’est sous Pierre Marie que l’on retrouve l’influence musicale que j’ai pu acquérir tout au long de mon parcours. Pierre Marie c’est plus de la deep, c’est mélodieux.

Bechsteiner c’est la partie un peu plus « dark » de l’électro. On forme un super duo avec mon meilleur pote Armand et il m’apporte son influence un peu plus techno. C’est principalement sous Bechsteiner que l’on joue en club d’ailleurs, les gens ont envie de plus de rythme dans ces soirées.

Crédits Photo: Gaétan Clément – Lyon Photographe

EVL : On assiste ces dernières années à une démocratisation de la musique électronique, qu’en penses-tu ?

R.C : J’ai peur ! (rires). Non plus sérieusement, la musique électronique est devenue une musique populaire, souvent rattachée à beaucoup d’excès et d’extrêmes et ce n’est pas ce message que je veux transmettre. Lyon fait partie des villes les plus « branchées » au niveau de l’électro et beaucoup de jeunes (et très jeunes) viennent en soirée plus pour l’image que pour le son.

EVL : Tu as déjà joué devant un public, peux tu nous raconter ça ?

R.C : Oui on a fait plusieurs soirées sous Bechsteiner, principalement à Lyon d’ailleurs, dans des clubs comme Le Petit Salon ou La Maison Mère. Ca a toujours été de très très bonnes expériences et c’est toujours enrichissant de pouvoir faire danser les gens en soirée ! Après je suis conscient que j’ai encore beaucoup à apprendre et de jouer en public n’est pas mon objectif prioritaire même si j’aime beaucoup ça !

J’en profite d’ailleurs pour vous dire que je fais une date au Petit Salon le 15 Octobre, vous aurez l’occasion de venir écouter par vous-même et vous faire un avis ! (rires)

EVL : On y sera ! Quelle anecdote peux-tu nous raconter sur une de tes soirées ?

R.C : (Rires) J’en ai quelques unes mais il y a quelque chose qui revient souvent et qui me fait beaucoup rire ; c’est les demandes un peu spéciales du public. Une fois une nana est venue me voir en plein set pour me demander si je pouvais passer « Les rois mages » de Sheila parce qu’elle aimait beaucoup cette chanson !

Il y a un truc qui est constant, c’est le plaisir que je prends à regarder les gens danser et s’éclater sur ma musique ! C’est super valorisant et motivant pour continuer à progresser.

EVL : Quels sont tes projets pour Pierre Marie  ou Bechsteiner?

R.C : Ecoute j’espère continuer sur ma lancée, continuer à apprendre, à progresser pour pouvoir atteindre le niveau des plus grands un jour.

EVL : Qui sont les plus grands selon toi ?

R.C : J’admire énormément Laurent GarnierRoneKölschAndroma et Nils Frahm !

EVL : Merci pour ton temps Romain, je te dis à très bientôt devant la scène du Petit Salon le 15 !

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Crédits Photos: Gaétan Clément – Lyon Photographe